Association des COSI

 

 
Agnès Loilier, une COSI marseillaise au parcours pas comme les autres !

Meriem Draman : Bonjour Agnès, merci beaucoup d’avoir accepté cette interview dans le cadre du podcast Les COSI causent. C’est un vrai plaisir de passer cette heure en ta compagnie pour mieux te connaître, découvrir ton quotidien de COSI, permettre à d’autres de se projeter dans ce métier… et donner aussi aux parents d’élèves un aperçu des services que nous proposons.
Tu es prête à démarrer ?

Agnès Loilier : Je suis prête, et c’est moi qui te remercie, Meriem, à la fois pour ton invitation et pour cette belle initiative. Ce podcast valorise notre métier de COSI, et c’est précieux. Merci pour ta confiance.

Retour sur ton parcours

Meriem Draman : Pour commencer, peux-tu nous raconter ton parcours professionnel et tes études supérieures avant de devenir COSI ?

Agnès Loilier : Bien sûr ! Je m’appelle Agnès Loilier, je vis à Marseille. J’ai fait Sciences Po Aix, puis un troisième cycle (aujourd’hui équivalent à un Master 2) en communication d’entreprise au CELSA – Sorbonne. Dès le départ, j’ai choisi un cursus généraliste pour garder une forme de liberté professionnelle, avec l’idée de pouvoir rebondir au fil de mes envies, en équilibrant vie pro et vie perso.

 

Après mes études, j’ai travaillé plusieurs années dans les ambassades : d’abord au Laos, à Vientiane, puis à Beyrouth. Ce furent des expériences très riches humainement et culturellement, avec des métiers passionnants et jamais routiniers.

 

Puis, à mon retour en France, je me suis réorientée vers un domaine qui me tenait à cœur : la culture. Je suis devenue administratrice de production, surtout dans le spectacle vivant, notamment la musique. J’ai travaillé avec différentes compagnies à Paris, Marseille, Bordeaux… Ce que j’aimais beaucoup, c’était le travail en mode projet, qui permet de sans cesse découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux univers.

 

J’ai exercé ce métier pendant 15 ans, puis un jour j’ai senti que j’en avais fait le tour. Mes filles entraient dans l’adolescence, et j’avais envie de me rapprocher de l’univers scolaire.

De la culture à l’Éducation nationale

Meriem Draman : Et c’est à ce moment-là que tu as décidé de passer un concours ?

Agnès Loilier : Oui. Au départ, je pensais passer le CAPES d’histoire-géo, mais j’ai croisé le chemin d’une documentaliste dans un établissement qui m’a parlé de son métier et de tout ce qu’elle faisait au-delà de la gestion du CDI : projets écolos, culturels, accompagnement des élèves… Elle m’a parlé du CAPES de documentation, que je ne connaissais pas du tout. Je me suis lancée, et je l’ai obtenu.


J’ai donc été professeure documentaliste pendant toute la scolarité de mes filles. Ça m’a permis de bien comprendre le fonctionnement des établissements scolaires et les besoins des élèves de l’intérieur. Très vite, j’ai été identifiée – d’abord par les élèves, puis par l’équipe – comme référente orientation et culture. C’est un rôle que j’ai adoré, car je ressentais une vraie utilité. J’aidais les élèves à rédiger leurs lettres de motivation, à explorer les filières post-bac… et ça m’a passionnée.


J’ai commencé à me former à l’orientation au sein de l’Éducation nationale, et plus je me formais, plus j’avais envie d’aller plus loin. En parallèle, mes filles entraient dans le supérieur, et je me suis rendu compte que tout le monde autour de moi me sollicitait : parents, amis, voisins…

La découverte du métier de COSI

Meriem Draman : Et c’est là que tu m’as découverte, si je me souviens bien !

Agnès Loilier : Exactement. Un jour, je suis tombée sur un de tes podcasts. J’ai été immédiatement séduite par ton discours : clair, argumenté, très pragmatique, ancré dans la réalité. Ce que tu proposais m’a tout de suite parlé : on n’est pas à la place d’un psychologue, mais bien dans un accompagnement cadré et concret. J’ai compris que c’était ce que je voulais faire, alors je t’ai contactée, j’ai suivi ta formation… et en janvier 2024, j’ai lancé mon entreprise.

Ton activité aujourd’hui

Meriem Draman : Tu as donc quitté le salariat pour te lancer dans l’entrepreneuriat. Quelles sont les activités de ton entreprise ?

Agnès Loilier : Mon entreprise s’appelle AEL Conseil et elle repose sur deux piliers :


L’accompagnement culturel : je conseille des compagnies artistiques dans le montage de projets d’éducation artistique et culturelle. Mon expérience d’administratrice, mais aussi ma connaissance fine des programmes scolaires, me permet de créer des projets qui font sens pour les enseignants.

 

Le conseil en orientation : c’est aujourd’hui l’activité principale, celle qui me prend le plus de temps. J’ai un cabinet à Marseille, situé dans le centre, près du Palais de Justice. Mais je travaille aussi beaucoup à distance : environ 60 % de mon activité est en distanciel, avec des élèves à Paris, Lyon, etc. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien.

Et ton lien avec l’Éducation nationale ?

Meriem Draman : Est-ce que tu es toujours en poste dans l’Éducation nationale ou en disponibilité ?

Agnès Loilier : Je suis en disponibilité, comme toi je crois. Mais je garde l’idée de revenir ponctuellement dans un établissement. La veille que nous faisons est essentielle, mais être sur le terrain permet de saisir des choses plus subtiles : les ressentis des élèves, les évolutions implicites, les dynamiques internes… Je pense que cela nourrit notre pratique de COSI.

Les débuts de ton activité de COSI

Meriem Draman : Est-ce que tu as rencontré des difficultés au démarrage de ton activité ? Pour trouver des clients, communiquer… ou bien tout s’est lancé naturellement ?

Agnès Loilier : J’avais déjà une première expérience entrepreneuriale : dans le spectacle vivant, j’avais monté une structure, donc toute la partie administrative et communication ne me faisait pas peur. La différence, c’est que dans mes précédentes expériences, j’avais déjà un portefeuille de clients.

 

Là, il a fallu que je construise une communication adaptée aux familles : j’ai créé des plaquettes, des cartes de visite, et surtout, j’en ai parlé autour de moi. Et c’est là que la richesse des parcours non linéaires joue un rôle. J’avais travaillé en ambassade, dans le culturel, en établissement scolaire… j’avais un réseau très large. Et comme j’avais déjà accompagné, de manière informelle, des jeunes dans leur orientation, mon entourage me disait depuis longtemps : « Tu devrais vraiment t’installer ! »

 

Le bouche-à-oreille a très bien fonctionné, d’abord avec mon réseau personnel, puis avec les premiers élèves accompagnés. Ça a pris très vite, et je n’ai pas eu besoin de prospecter davantage. J’ai eu beaucoup de chance.

Les accompagnements que tu proposes

Meriem Draman : Peux-tu nous expliquer concrètement quels sont les accompagnements que tu proposes aujourd’hui ?

Agnès Loilier : J’ai mis en place plusieurs accompagnements :

 

Le bilan d’orientation, qui est un classique de notre métier.

 

L’accompagnement Parcoursup, que je propose souvent en combo avec le bilan.

 

Mon Master : un accompagnement spécifique destiné aux étudiants en licence qui doivent faire un choix de spécialisation en master. C’est une étape complexe, parfois plus que Parcoursup, avec de vrais enjeux. Beaucoup d’étudiants se lancent dans une L1 sans vraiment savoir vers quelle spécialisation s’orienter ensuite.

 

Sciences Po Paris : cet accompagnement est né d’une demande. Pendant six ans, j’ai aidé bénévolement des élèves à préparer le concours de Sciences Po Paris. Ils ont tous été admis, ce qui a suscité de nouvelles demandes. Cette année, j’ai accompagné quatre jeunes – tous ont été reçus !

Travailler dans un cabinet

Meriem Draman : Tu as choisi d’avoir un cabinet en centre-ville à Marseille. Pourquoi ce choix, plutôt que de recevoir chez toi ?

Agnès Loilier : J’ai les deux possibilités : j’ai un cabinet que je partage avec une sophrologue et une psychothérapeute. On envisage d’ailleurs, à terme, de développer des formations communes, car on le sait : l’articulation entre orientation et santé mentale est aujourd’hui un sujet essentiel.

 

Je travaille aussi depuis chez moi, ce qui me permet une certaine souplesse. Mais je tiens à conserver un lieu physique, car pour certaines familles, c’est rassurant. Surtout à Marseille, où je reçois les jeunes en présentiel. Ça crée un cadre concret, une vraie rencontre dans la “vraie vie”, comme on dit !

 

Même si cela représente un coût non négligeable (le cabinet est situé dans un quartier central), je choisis de le maintenir. Pour moi, c’est important de répondre à ce besoin des familles.

Et l’organisation dans tout ça ?

Meriem Draman : Travailler dans un cabinet suppose de se rendre disponible à des horaires adaptés aux jeunes… Or, ils sont en cours toute la semaine. Comment t’organises-tu concrètement ?

Agnès Loilier : Je travaille beaucoup le week-end, notamment le samedi, parfois même le dimanche matin. Je m’adapte aux emplois du temps des élèves. En semaine, ils sont souvent en cours jusqu’à 18h voire 19h, et je trouve ça compliqué de proposer des rendez-vous aussi tard, pour eux comme pour moi.

 

Je préfère donc garder du temps en semaine pour mes autres activités, et être très disponible le week-end pour les rendez-vous d’orientation.

Une semaine type ?

Meriem Draman : Est-ce que tu as une semaine type ? Avec, par exemple, le lundi pour la com’, le mardi pour les accompagnements… ou est-ce que tes semaines ne se ressemblent jamais ?

Agnès Loilier : J’aimerais bien te dire que j’ai une semaine type, mais avec mes deux pôles d’activité, ce n’est pas possible. Parfois, une compagnie artistique me sollicite pour monter un projet, et ça bouscule toute la semaine !

 

Mais j’ai quand même quelques repères :

 

Le mercredi après-midi est consacré à l’orientation.

 

Le week-end aussi, en particulier le samedi.

 

Je fais également un point comptable mensuel, pour garder un œil sur l’activité.

 

Le reste du temps, je m’adapte. Mais j’aime cette liberté d’organisation, ça fait partie des grands plaisirs de l’indépendance.

Communication, visibilité et gestion au quotidien

Meriem Draman : Quand tu disais tout à l’heure que tu fais un point mensuel… tu parlais de comptabilité, c’est bien ça ?

Agnès Loilier : Oui, un point de comptabilité mensuel, mais aussi de communication. Bon, j’avoue que sur ce dernier point, je ne suis pas très active : je ne suis pas naturellement à l’aise avec les réseaux sociaux. J’ai un site internet qui fonctionne bien, j’avais commencé un blog… que j’ai un peu laissé de côté, faute de temps.

 

Mais j’ai eu la chance d’avoir un peu de visibilité presse, avec trois articles en presse quotidienne régionale sur trois mois. Par exemple, La Charente Libre m’a interviewée récemment, suite à un article de blog que j’avais publié. Ça m’a rappelé l’importance de nourrir son blog : les journalistes peuvent y trouver des prises de position intéressantes sur des sujets comme Parcoursup ou l’orientation en master.

Des idées reçues à combattre

Meriem Draman : L’article portait sur quoi exactement ?

Agnès Loilier : Il s’agissait d’un petit article où je réagissais à cette idée reçue très répandue : “Parcoursup, c’est une loterie”. J’ai voulu montrer que ce n’est pas le cas. Oui, il y a un algorithme, mais ce sont des humains – dans les universités et les formations – qui définissent les critères de sélection. Il y a donc des stratégies à mettre en place bien en amont, dès la classe de seconde. C’est notre rôle de l’expliquer et d’accompagner les familles dans cette compréhension.

Ce qui te fait vibrer dans le métier

Meriem Draman : Dans ton métier de COSI, qu’est-ce qui te fait le plus vibrer ?

Agnès Loilier : Sans hésiter, la relation avec les jeunes. L’écoute, le lien de confiance, cette sensation qu’à un moment, on comprend qui ils sont… et qu’on va pouvoir leur proposer un chemin cohérent, les aider à poser leur valise, à retrouver du sens. Il y a souvent un soulagement palpable chez les familles : elles se sentent comprises, aidées, parfois même réconciliées.

 

J’ai aussi ce sentiment très fort d’être utile. Beaucoup de parents sont un peu perdus, dépassés par les évolutions du système. Et ce que nous faisons, c’est remettre de la clarté, calmer les tensions parfois… sans être psychologue, mais avec une vraie expertise pédagogique et méthodologique.

Un petit bémol dans tout ça ?

Meriem Draman : Et s’il y avait un bémol dans le métier… ce serait quoi ?

Agnès Loilier : La comptabilité, peut-être ? (rires) Plus sérieusement, ce qui est parfois délicat, ce sont les projections très fortes de certains parents sur l’avenir de leur enfant. Il faut être diplomate, subtil, ne pas être frontal… mais les amener doucement à envisager d’autres voies.

 

Et quand, après quelques séances, on sent qu’ils sont ouverts à la discussion, qu’ils ont compris qu’il n’y a pas une seule bonne réponse… on se dit qu’on a bien fait notre travail.

Une première année bien remplie

Meriem Draman : Cela fait un an et demi que tu es lancée. Tu sais combien d’élèves tu as accompagnés depuis tes débuts ?

Agnès Loilier : Oui, j’ai fait le point récemment. J’ai accompagné 36 jeunes depuis janvier. Et encore, je pensais que l’été allait être calme, mais pas du tout : j’ai eu quatre nouvelles demandes cette semaine !

 

Ce chiffre comprend toutes mes offres : bilan d’orientation, accompagnement Parcoursup, mon Master, Sciences Po. Et encore, les premiers mois, j’étais en double activité avec l’Éducation nationale, donc je n’étais pas à plein temps

Deux accompagnements marquants

Meriem Draman : Parmi ces 36 accompagnements, y en a-t-il un ou deux qui t’ont particulièrement marquée ?

Agnès Loilier : Je vais en citer deux, très différents.

 

D’abord, une étudiante en licence de sociologie, qui avait décroché. Elle avait arrêté ses études, ne savait plus quoi faire, voulait partir à l’étranger sans réel projet. On a travaillé ensemble avec ses parents – qui m’ont fait confiance – et elle a retrouvé un cap. Elle a été acceptée en école d’éducatrice spécialisée, ce qui lui correspond totalement. Elle a réussi tous ses concours. J’ai été très touchée par son parcours et son évolution.

 

Ensuite, une élève de terminale, brillante, qui visait une double licence droit français/droit anglais. En discutant avec elle, j’ai réalisé qu’elle avait un profil parfait pour Sciences Po. Elle ne s’en croyait pas capable, pensait que d’autres étaient “mieux” qu’elle… Je l’ai poussée à candidater. Résultat ? Elle est la seule de sa classe à avoir été admise à Sciences Po Paris, campus du Havre, celui qu’elle voulait, en lien avec la zone Asie-Pacifique. Elle n’aurait jamais osé postuler seule. Ce genre de moments… c’est magique.

Visibilité et bouche-à-oreille

Meriem Draman : Si je résume, pour trouver des clients, c’est principalement le bouche-à-oreille qui a fonctionné ?

Agnès Loilier : Oui, à 100 % ou presque ! Sur les 36 élèves que j’ai accompagnés, seulement six mamans m’ont contactée en m’ayant trouvée via mon site. Toutes les autres viennent du bouche-à-oreille, principalement de parents satisfaits

Meriem Draman : Est-ce que tu demandes des avis Google ? Tu as une fiche ?

Agnès Loilier : J’ai une fiche, oui, mais j’avoue que je suis plus dans le don que dans la demande… Je me sens un peu mal à l’aise à l’idée de demander un avis. J’envoie parfois un mail en fin d’accompagnement pour expliquer que ça m’aide, mais je relance peu. Malgré ça, j’ai reçu de très beaux avis, et je sais que c’est important pour le référencement local, notamment à Marseille

Les qualités d’un bon COSI

Meriem Draman : Si quelqu’un souhaite devenir COSI, quelles qualités lui sembles-tu indispensables ?

Agnès Loilier : D’abord, l’écoute active. Il faut savoir entendre ce qui est dit… et ce qui ne l’est pas. Un silence peut être aussi parlant qu’un flot de paroles. Ensuite, il faut être pragmatique. C’est essentiel pour rassurer les familles, donner des conseils concrets et transmettre les enjeux de manière claire, notamment sur Parcoursup. Enfin, je dirais aussi : l’enthousiasme. Il faut être concerné, impliqué dans chaque accompagnement. C’est ce qui crée la confiance.

Se démarquer dans un marché en croissance

Meriem Draman : Le métier de COSI attire de plus en plus. Toi, comment tu fais pour te démarquer ?

Agnès Loilier : Je me distingue en proposant un accompagnement approfondi et humain. Beaucoup de structures proposent des bilans automatisés, fondés uniquement sur des tests. Chez moi, il y a un vrai travail d’entretien, un regard attentif sur les bulletins, les notes, la personne dans sa globalité. Mes dossiers font parfois 30 à 35 pages ! Ça s’apparente presque à un bilan de compétences pour lycéens et étudiants.

L’intelligence artificielle et notre métier

Meriem Draman : Et l’IA, est-ce que ça t’inquiète pour l’avenir de notre métier ?

Agnès Loilier : Je suis lucide. Il y a une lame de fond. Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la création d’une IA dédiée à l’orientation dans tous les lycées d’ici 2027. Mais je pense qu’on ne pourra jamais remplacer l’écoute, l’analyse fine, le lien humain. J’espère qu’il y aura une complémentarité, mais je reste vigilante. Le risque serait de remplacer l’expertise par un outil, alors que notre métier demande une vraie connaissance du système, une posture éthique et un sens du discernement.

Et si tu avais une baguette magique ?

Meriem Draman : Si tu pouvais changer une chose dans le système d’orientation scolaire… tu ferais quoi ?

Agnès Loilier : Je donnerais du temps. Du temps consacré exclusivement à l’orientation, avec des professionnels formés et compétents. Ce n’est pas aux enseignants, déjà surchargés, de porter seuls cette mission. Il faut intégrer des COSI dans les établissements, en complément des psychologues de l’Éducation nationale, pour que les jeunes aient accès à un vrai accompagnement.

Trois choses qu’on ne sait pas sur toi…

Meriem Draman : Et pour finir… trois petites choses qu’on ne sait pas encore sur toi ?

Agnès Loilier : Alors…

 

Même si je suis Méditerranéenne de cœur, j’ai une passion pour le nord de l’Europe. Chaque été, si je pouvais, j’irais au Danemark, dans le nord de l’Allemagne… Ces paysages m’apaisent.

 

Je suis fan de vidéos de “van life” et de tiny houses. Bon, je ne passerai jamais à l’acte – mon mari n’est pas très “van” – mais j’adore l’idée.

 

Enfin, la littérature est centrale dans ma vie. Je lis tous les jours. Mon coup de cœur récent ? Mon vrai nom est Elisabeth, d’Adèle Lyon. Une enquête intime, historique et féministe bouleversante.